Sous la pression populaire (et la pression a toujours raison! Le peuple beaucoup moins par contre) je vous offre le dernier volet de ce triptyque relatant les aventures de Bill (dit le brave, a cause de sa bravoure) et de Clément (dit « le boulanger » ce qui n a aucun sens puisqu’il est boucher). Nous étions donc redescendu sain et sauf de la montagne. La suite du séjour devait donc être consacrée au reste du parc, les canyons et le désert donc. Mais premières choses premières comme disent les sujets de sa « gracieuse » majesté, nous avons décide des ce soir la d aller nous délasser dans les sources chaudes. En effet, les reliefs du coin sont d origine volcanique. La particularité de cette source, c est qu elle est tout au bord du Rio Bravo. Une piscine (ou plutôt un pédiluve) a été construite pour recueillir ces eaux a pfffff au moins plus chaude que celle de mon jacuzzi mais moins chaude que l eau des pâtes. Ce bassin est a 300 mètres du parking, qui lui-même est au bout d une piste de terre de 3 ou 4 km. Malgré cela et l heure (21h) il y avait d autres amateurs de bains nocturnes. Le mur du bassin retient les eaux de la source et nous protege des eaux du Rio plus froides (beaucoup) et plus sales (enfin, ça dépend des gens présents aux sources). Et de l autre cote de ces 10 mètres d eau froide : Le Mexique ! C est une sensation étrange dans le climat actuel (camera de surveillances sur la frontière, allongement du mur entre les deux pays…) de se trouver a porter de brasse du Mexique. Et puisque nous sommes jeunes et fous, comme chantait le poète, nous avons décidé de franchir le pas. Une petite longueur de brasse de là à là, voir figure1, et retour par le même chemin. On a pris 20 degrés de température dans les dents (et ailleurs, surtout ailleurs…) on a mis pied de l’autre cote de la frontière (brièvement parce qu il fait super froid au Mexique) puis sommes revenu chez l oncle Sam dans notre baignoire bien chaude ou nous attendaient nos bières (et nos amis). De cette expérience nous ne retiendrons qu’une chose : les US sont plus confortables que le Mexique.
Au cours du reste du séjour, nous sommes revenus quasiment tous les soir aux sources. Ce bain était d ailleurs notre seule toilette pendant la semaine, puisqu il n y avait pas de douches au camping. D ailleurs il faisait bien trop froid pour pouvoir se doucher.
Nous avons vu les jours suivants, dans le désordre : le Canyon de Santa Helena, la montagne de Buro Messa et sa source, les sources du Mule Ear etc. De la marche, du désert, des rencontres inhabituelles, des nuits froides… Je vous laisse voir tout cela, ca se passe de mot (si si).
Petit retour tout de même sur la soirée du 31 décembre, qui est, comme chacun sait, l’anniversaire de Brian. D ou soirée. Avec champagne, foie gras français (merci Hélène), repas texan (des haricots) etc. le grand luxe quoi. Puis dodo pas trop tard, parce qu il gelait grave.

L entree de Santa Helena Canyon

Le poète sur son rocher (et je n'ai toujours pas coupe mes cheveux depuis)

Clément dans la montée vers Chisos Bassin depuis la plaine

Un monsieur de la montagne (et je ne me suis toujours pas rasé depuis)

Le Rio Bravo. A gauches les USA, a droite le Mexique

La sortie du Canyon Santa Helena

Clem au camping, clope post-balade

un rocher, c'est fait pour être escaladé...

Un putois assoiffé

Le faucheux local

Une route dans le désert

photo artistique d'automne

Une bête
Puisque c’est sans doute mon dernier message sur ce voyage a Big Bend, parce qu’il faudrait peut être passer a autre chose, je vais vous montrer que notre chance ne nous a accompagné jusqu’à la sortie du Parc.
Ce parc etant a la frontière avec le Mexique, et comme la traversée de la frontière y est ridiculement aisée (cf plus haut) les héros qui protégent ce beau pays des hordes de pauvres qui, eux aussi, veulent goûter le Texan whoper de Burger King. (Seulement au Texas !) ont décidé (pas les pauvres, les héros, faut suivre un peu) de mettre un poste de contrôle sur la route qui sort du parc (parce que le premier geste du pauvre qui traverse le Rio a la nage est d acheter un pick up et de prendre la route). Donc nous roulons, vers 6h du soir (retour de nuit pour ceux qui sont de corvée de reconduite du camion), tranquille. Clément est au volant. Contrôle. « Hi sir, are you a US citizen » « Heu…. What… Guillaume, qu est ce qui dit le cow boy » … « Do you have your passeport ». Alors Clément lui présente le sésame, et moi ma carte d identité texane. Mais ça ne lui allait pas. J étais pas américain, et même si il faut un passeport pour obtenir une ID texane, il dit qu il ne voit pas le rapport (le douanier est un flic encore plus stupide et plus borné) et que, s il vous plait monsieur, il va falloir vous garer sur le cote et descendre du véhicule pour vérifier que je ne suis pas un terroriste en route pour la première école de pilotage. Galère pendant 2 heures ou on m explique 50 fois que je devrais toujours avoir mon passeport sur moi parce que je ne suis pas chez moi (sir, yes sir), le tout de l’air pathétique de celui qui est fière de son petit pouvoir et de pouvoir en sur-abuser (« ils se voudraient lions mais ne restent que chacal » disait le poète, l’autre) qu’ils ne me trouvent pas dans les fichiers de la douane (douane que je traverse environ 2 fois par an, ou l’on prend mes empreintes, ma photo etc. pour les mettre dans un ordinateur…visiblement pas au point). Apres avoir appelé les services de l aéroport de Houston qui a confirmé que j étais rentré légalement en juillet dernier ils m ont enfin laisser repartir, et comme le boulot était fini, se sont mis a taper la discute, comme si de rien n était. « alors comme ca vous etes francais, ca vous a plus le parc ? ». 2 heures plus tôt il m’expliquait qu’il pouvait me foutre en prison parce que je pouvais très bien être un terroriste. ‘culé. Note pour plus tard : prendre son passeport. Note pour les illégaux : achetez votre pick-up après le poste. Passez sur le cote a pied.
On a donc pu reprendre la route, soulagé au final, d être enfin sorti des mains de ces patriotes zélés. Et 10 minutes plus tard se faire arrêter par le sheriff pour excès de vitesse.
La je n’ai plus su garder mon flegme légendaire. J ai sorti mon nunchak, lui ai refait la face façon « Rocky et Fredy ont un fils » puis nous avons brûlé sa voiture et traîné son corps derrière le van jusqu’a Houston. Faut pas déconner non plus, merde quoi.
Arrivée a Houston : 6h du mat. Déchargement, retour du van chez le loueur, location de Dvd et journée glande.
Au cours du reste du séjour, nous sommes revenus quasiment tous les soir aux sources. Ce bain était d ailleurs notre seule toilette pendant la semaine, puisqu il n y avait pas de douches au camping. D ailleurs il faisait bien trop froid pour pouvoir se doucher.
Nous avons vu les jours suivants, dans le désordre : le Canyon de Santa Helena, la montagne de Buro Messa et sa source, les sources du Mule Ear etc. De la marche, du désert, des rencontres inhabituelles, des nuits froides… Je vous laisse voir tout cela, ca se passe de mot (si si).
Petit retour tout de même sur la soirée du 31 décembre, qui est, comme chacun sait, l’anniversaire de Brian. D ou soirée. Avec champagne, foie gras français (merci Hélène), repas texan (des haricots) etc. le grand luxe quoi. Puis dodo pas trop tard, parce qu il gelait grave.
L entree de Santa Helena Canyon
Le poète sur son rocher (et je n'ai toujours pas coupe mes cheveux depuis)
Clément dans la montée vers Chisos Bassin depuis la plaine
Un monsieur de la montagne (et je ne me suis toujours pas rasé depuis)
Le Rio Bravo. A gauches les USA, a droite le Mexique
La sortie du Canyon Santa Helena
Clem au camping, clope post-balade
un rocher, c'est fait pour être escaladé...
Un putois assoiffé
Le faucheux local
Une route dans le désert
photo artistique d'automne
Une bête
Puisque c’est sans doute mon dernier message sur ce voyage a Big Bend, parce qu’il faudrait peut être passer a autre chose, je vais vous montrer que notre chance ne nous a accompagné jusqu’à la sortie du Parc.
Ce parc etant a la frontière avec le Mexique, et comme la traversée de la frontière y est ridiculement aisée (cf plus haut) les héros qui protégent ce beau pays des hordes de pauvres qui, eux aussi, veulent goûter le Texan whoper de Burger King. (Seulement au Texas !) ont décidé (pas les pauvres, les héros, faut suivre un peu) de mettre un poste de contrôle sur la route qui sort du parc (parce que le premier geste du pauvre qui traverse le Rio a la nage est d acheter un pick up et de prendre la route). Donc nous roulons, vers 6h du soir (retour de nuit pour ceux qui sont de corvée de reconduite du camion), tranquille. Clément est au volant. Contrôle. « Hi sir, are you a US citizen » « Heu…. What… Guillaume, qu est ce qui dit le cow boy » … « Do you have your passeport ». Alors Clément lui présente le sésame, et moi ma carte d identité texane. Mais ça ne lui allait pas. J étais pas américain, et même si il faut un passeport pour obtenir une ID texane, il dit qu il ne voit pas le rapport (le douanier est un flic encore plus stupide et plus borné) et que, s il vous plait monsieur, il va falloir vous garer sur le cote et descendre du véhicule pour vérifier que je ne suis pas un terroriste en route pour la première école de pilotage. Galère pendant 2 heures ou on m explique 50 fois que je devrais toujours avoir mon passeport sur moi parce que je ne suis pas chez moi (sir, yes sir), le tout de l’air pathétique de celui qui est fière de son petit pouvoir et de pouvoir en sur-abuser (« ils se voudraient lions mais ne restent que chacal » disait le poète, l’autre) qu’ils ne me trouvent pas dans les fichiers de la douane (douane que je traverse environ 2 fois par an, ou l’on prend mes empreintes, ma photo etc. pour les mettre dans un ordinateur…visiblement pas au point). Apres avoir appelé les services de l aéroport de Houston qui a confirmé que j étais rentré légalement en juillet dernier ils m ont enfin laisser repartir, et comme le boulot était fini, se sont mis a taper la discute, comme si de rien n était. « alors comme ca vous etes francais, ca vous a plus le parc ? ». 2 heures plus tôt il m’expliquait qu’il pouvait me foutre en prison parce que je pouvais très bien être un terroriste. ‘culé. Note pour plus tard : prendre son passeport. Note pour les illégaux : achetez votre pick-up après le poste. Passez sur le cote a pied.
On a donc pu reprendre la route, soulagé au final, d être enfin sorti des mains de ces patriotes zélés. Et 10 minutes plus tard se faire arrêter par le sheriff pour excès de vitesse.
La je n’ai plus su garder mon flegme légendaire. J ai sorti mon nunchak, lui ai refait la face façon « Rocky et Fredy ont un fils » puis nous avons brûlé sa voiture et traîné son corps derrière le van jusqu’a Houston. Faut pas déconner non plus, merde quoi.
Arrivée a Houston : 6h du mat. Déchargement, retour du van chez le loueur, location de Dvd et journée glande.

30 comments:
Quel talent! Comme cela est bien narré!
mouais, bof
Un petit regret (si, si) : tu aurais pu garder "les aventures de Bill le Brave et Clément le Boucher", ça aurait fait bien trash !
Pas faux. D autant plus que c'est vrai. Je ne sais pas ce qui m a pris mais au moment d'écrire ces lignes, j ai choisi la voie de l humour (médiocre, certes, mais on fait ce qu'on peut) au lieu de celle du trash. Les mystères de la pensée, et de l influence de la bière...
Et "putois assoiffé", c'est le surnom de qui?
du putois. Parce qu'il était assoiffé, alors c'est pour ca.
tu aurais pu mettre aussi des photos du cadavre du sheriff que tu as tué et que ton frère a découpé en steack...
pfffffffffff dommage; moi qui pensait que "le putois assoiffé" était le surnom d'un alcolo s'étant chié dessus...
"un alcolo s'étant chié dessus"
tu pensais à qui?
"la bravitude de Bill et la boucheritude de Clem" ça aurait été encore plus trash comme titre, je trouve...
l'alcoolique qui se fait dessus c'est celui qui répond au pseudo de CHUCK?
C'est bizarre cette facon de répartir les photos, mais bon, pourquoi pas... Franchement, quand on imagine le bonheur de la journée glande - dvd, on se demande pourquoi vous êtes partis si loin pour revenir glander devant une télé! C'est pas moi qui ferais ca! Moi je glande direct devant la télé! Je gagne ainsi du temps et de l'energie, sans compter que je risque pasde ma faire manger par des mygales sanguinaires et des douaniers psychopathes! Ils sont fous ces Texans!
je m'excuse mais je ne vois pas la figure 1??? sinon je trouve tout ça génial. quelle histoire!! la bête, à mon avis c'est un sanglier. mais je ne suis pas naturiste....
Bah, eun bete c't'eun bete comme dit le légionnaire passant non pas du coq a l'ane mais de la chèvre au chameau.. Il s'agit cependant, puisque ca intéresse quelqu'un, non pas d'un sanglier mais d un 'javelina' (Tayassu tajacu) qui appartient a une famille différente de celle du sanglier (Tayasuidae, caractérisé par 3 doigts sur les pates arrières au lieu de 4 pour les sangliers et autre membres de la famille des Suidae). Plus petit, plus rapide, et d'une odeur plus forte. ils descendent cependant du meme ancêtre, tout comme les hippopotames... Dingue!
NB: je ne suis pas naturaliste non plus, c était écrit sur les panneaux du parc...
PS: pour la figure 1, il n y en a pas. Cf Desproges dans les Chroniques de la Haine Ordinaire.
PPS: Chuck n'était pas la. Et si il est vrai que le qualificatif d assoiffé lui convienne assez bien, celui de putois, malgré ses cheveux longs et gras, ne peut s'appliquer a lui qu'occasionnellement :o)
PPPS: dites, les anonymes, vous voulez pas prendre des pseudos, pour me faciliter la tache lors de mes réponses? (une lettre suffi: D, M, P, J, A, N... )
Chuck se vomit dessus parfois, non?
j'imagine très bien Chuck, un lendemain de beuverie, souillant copieusement ses draps avec du caca, comme dans "Trainspotting"! -)
tu as une drole d'imagination mon cher anonymous...
mmm pour les pseudos, mettre une lettre c'est sortir à moitié de l'anonymat et ça veut dire aussi qu'on ne peut plus mettre des conneries sur le dos de roger. enfin, puisqu 'il le faut...
qu est ce qu elle a ma facon de repartir les photos? Pfff.
Vous pouvez écrire toutes les conneries que vous voulez sur le dos de Roger; il s'en fiche! Le principal est de railler Bill et ses congénères! o)
Anonyme n'a pas dit qu'il n'était pas naturaliste ; il a dit qu'il n'était pas NATURISTE, c'est-à-dire qu'il n'aime pas, contrairement à Bill, se promener à poil en pleine nature.
A part ça, je suis d'accord avec Bill: les anonymes, à supposer que vous existiez véritablement, vous êtes une bande de lâches! Alors tombez les masques et assumez vos propos lamentables, à peine dignes de JC Dusse!
ouaai!
Ouais d'abord! les anonymes c'est que deslaches! sale Roger va!
Ben c'est pas habituel dirais je de mettre deux pavés avec un bloc de photos au milieu, en general, on essème les illustrations pour aerer le texte et distraire le lecteur, qui est assomé sous une tonne de texte...
Ceci dit, le texte est très bien, hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Il gagnerait juste à être aérer. Il passerait ainsi de simple chef d'oeuvre à chef d'oeuvre incontournable de la langue francaise! (Il y a un peu plus de pomade, je vous la met?) Même que bientot les collégiens se pencheront, l'oeil vif de l'avidité (si proche de celle du veau chassant le brun d'herbe), sur des textes publiés sur ce blog, et les étudieront avec une prof qui aura l'air passionné de découvrir le subconscient du personnage principal influé par une psychose névrosée d'un proche! (ce qui est faux, mais qui passe si bien quand on veut faire son interessant devant des collégiens)
Non, c'est malheureusement tout a fait exact, j ai parmi mes proches des névrosés et des psychotiques. Ceci dit, étant donné ma force de caractère, il est peu probable qu'ils aient une quelconque influence sur moi.
Mais, se demandera le lecteur avide de connaissances (ce qui explique sa présence sur ce blog d'ailleurs) "quelle est la différence entre en névrosé et un psychotique ?". Eh bien c'est une excellente question et je le remercie de l'avoir posée. Et pour y répondre je citerais un grand philosophe du siècle dernier : « Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4, et ça le rend malade ».
Desproges non ?
Quelle culture! Onn voit que Monsieur a fait des etudes classiques.
Et gagne le droit de revenir en deuxieme semaine! Felicitation :o)
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